The People's Navy Cast
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Les Acteurs

Qui sont les gens concernés par la Marine des Hommes?

Les hommes et les femmes qui se sont unis pour People’s Navy viennent d’horizons très différents. Bien sûr, ce sont d’abord des Chagossiens expulsés, puis des navigateurs, des informaticiens du web, et tous les supporters de la juste cause.

Les Chagossiens

En 1776 une poignée de colons français, sous l’ impulsion de François de Souillac, vont s’établir sur les îles Chagos pour y développer des plantations de cocotiers, en s’engageant alors à édifier une léproserie pour les malades de l’Île Maurice. Ces colons amenèrent avec eux des esclaves de diverses origines : Madagascar, Mozambique et Sénégal. Bientôt, les cocotiers (palmiers à noix de coco) et la canne à sucre connurent le succès.

Quand les colons britanniques prirent possession des Îles Chagos en 1835, après les guerres napoléoniennes, ils enregistrèrent le fait qu’il y avait déjà une population établie à cette époque. Les esclaves furent libérés, utilisèrent les plantations mais sans en être officiellement propriétaires, et développèrent leur propre économie. L’huile extraite des noix de coco était fort prisée en Europe et en Inde durant le 19. et au début du 20. siècles. Des travailleurs sous contrat, avec leur famille, furent amenés aux Chagos en provenance de l’ Île maurice et des Seychelles. Ces travailleurs recevaient leurs salaires principalement sous forme de biens courants (du riz, par exemple) mais aussi en monnaie sonnante et trébuchante. Cet argent était alors retenu par les patrons des plantations jusqu’à ce qu’une somme suffisante permette au travailleur de retourner par bateau à l’Ile Maurice et d’y acheter des biens pour entretenir sa famille. Un navire de ravitaillement faisait régulièrement escale aux Chagos, en provenance de Maurice, et y apportait les courriers et les biens de subsistance ; ce même navire était alors chargé des récoltes (noix de coco, huiles de coco) des îles Chagos. Chaque voyage durait six jours. Presque tous les adultes vivant aux Chagos étaient impliqués dans les plantations de cocotiers. Chaque famille avait sa propre masure, ainsi qu’une parcelle de terre pour y faire pousser quelques fruits et légumes et y élever un peu de volaille. Certains hommes étaient aussi devenus pêcheurs, et leurs captures favorites étaient des homards. Bien que les travaux agricoles étaient rudes, les conditions de vie étaient bonnes et on ressentait une certaine satisfaction.

Témoignages et autres textes des Chagossiens:

Our life in the Chagos

Sam & 'Cindik'

Cindik est un bateau à coque en acier, construit entièrement par Sam Bouquet. Cindik mesure 10 m de long et pour l’instant a navigué de la Grande Bretagne jusqu’en Turquie. Tout à bord est recyclé, depuis les platelages jusqu’aux placards, en passant par les écoutilles et les chaînes d’ancre. Après de durs labeurs et beaucoup d’économies, Sam et Ayten ont commandé la coque en acier du Cindik, puis consacré 18 mois à rassembler les équipements et à préparer le bateau. Nous avons fait nous-mêmes le mat, les voiles, les bordages, et aménagé entièrement l’intérieur. Cindik est un mot kurde qui signifie lutin ou « petit génie »; on le prononce approximativement « djinndeuk »).

Poppy Currie & 'Cindik'

J'ai été une vagabonde durant toute ma vie, et dès le plus jeune âge. Non seulement en voyageant réellement entre pays distants mais aussi en voyageant intérieurement en quête de ce qui fait de nous ce que nous sommes.

Lorsque j'avais à peine trois ans, ma mère me trouva un jour attendant devant la porte d’entrée avec ma petite valise toute prête et m’a demandé ce que je faisais là. Je lui ai dit que je devais aller maintenant. Je suppose que je préparais alors le terrain pour toute une vie d'agitation et d'interrogations.

Alors, pourquoi je fais cela? Eh bien, pourquoi pas?

Ma plus grande aversion dans la vie, c'est le harcèlement sous toutes ses formes. Des millions de nos frères et sœurs sont l'objet de brimades tous les jours à cause de l'arrogance des plus puissants gouvernements du Monde. Toutefois, ces gouvernants arrogants ne sont ils pas un reflet de notre propre cœur, quand nous y réfléchissons profondément?

Je crois que nous sommes tous connectés à tous ce que nous pensons ou faisons, et que notre principal pélerinage doit être sur nous-mêmes. C'est seulement alors que nous serons en mesure d'aider les autres.

Ma vie m’a mené à rejoindre Cindik du fait de synchronicités. Tout d'abord, j’ai ancré mon voilier « Free » aux côtés de celui de Sam et Ayten à Malte, puis je revois le Cindik à l'ancre au large de Marmaris. Enfin, nous nous rencontrons au Yacht Marina de Marmaris lors d’une de mes visites en provenance de la Marina de Netsel.

Dans le cadre de mon parcours personnel, je suis prête à faire partie de ce voyage. Il est temps pour moi de mettre ma philosophie en action.

Pete et 'Musichana'

Musichana, qui signifie « célibataire » ou « jeune fille non-mariée » en Swahili, est un voilier de croisière (cutter rigged sloop). Ce bateau a été construit en 1957 à Mombassa, au Kenya, sur un style d’architecture navale de Maurice Griffith. Les matériaux étaient divers bois tropicaux africains, et sa coque est aujourd’hui encore magnifique.

Musichana mesure env. 40 pieds (12.2 m) et a un tirant d’eau de 1.5 m. Ses voiles sont plus ou moins neuves, et il est équipé d’un moteur diesel Yanmar de 28 chevaux qui est tout à fait adéquat pour nos besoins (bien qu il soit capricieux par moments !). Avec un équipage de trois personnes, Musichana est un voilier de croisière suffisamment spacieux pour un voyage bien confortable.

Musichana sera mis en cale sèche vers début janvier afin d y effectuer quelques réparations mineures dans un chantier au Sud de la Thailande. Et notre voilier sera prêt pour sa traversée avec un départ prévu fin janvier depuis la Malaisie. Nous avons déjà la plupart des équipements nécessaires.

Musichana nous a été généreusement offert pour ce voyage du projet Navy’s People. Auparavant, Musichana a beaucoup navigué dans l’Océan Indien et en Europe, contournant aussi le Cap de Bonne Espérance à quelques reprises dans les deux directions.

Témoignages et autres textes écrits par Pete:

Mission Statement

Jon et 'Musichana'

56 ans, marin, écologiste, et skipper du Musichana

J ai navigué sur mes propres bateaux et ceux d’autres personnes pour effectuer des actions directes non-violentes et d’autres protestations contre les multiples manifestations humaines de l'avidité et de la destruction: la chasse à la baleine, la surpêche, la déforestation, les rejets de déchets, les cultures OGM, le nucléaire en général, le plutonium, les recherches pour plus de pétrole, le militarisme. Et toutes les atteintes à notre mère la Terre. Je m’oppose à la folie du matérialisme, à la mondialisation de l'économie de la consommation, de l'industrialisation et à la dénaturisation de toutes les petites choses magiques de la planète et au-delà, tout cela encouragé par le regard étroit et presque religieux du scientisme.

Témoignages et autres textes écrits par Jon:

Jon, tel qu il se présente

Jamie, Liz & 'Esper'

Jamie et Liz, qui vivent à bord de l’Esper, ont créé ce site web que vous lisez après avoir rencontré Sam en Turquie. Ce site a été développé en une grosse semaine, et la plupart des pages ont été écrites par Jamie et Liz. D’ailleurs, Liz est aussi volontaire pour les Relations Publiques (une chargée de comm, si vous voulez) au sein de People’s Navy. Jamie et Liz vivent en Turquie à bord de leur voilier, et ont pour objectif de suivre Sam dans un an en direction de l’Océan Indien.

Jamie et Liz ont embarqué en mai 2007 sur Esper, après avoir travaillé dur pour préparer leur fuite de l’Angleterre. En prenant connaissance de la douleur du peuple chagossien et de l’injustice qui les frappe, Jamie et Liz sont plutôt contents de ne plus être directement associés à la Grande-Bretagne (bien qu’ils avouent qu’une pinte de bonne bière les tente parfois).

Témoignages et autres textes écrits par Jamie et Liz:

Going Stir Crazy

Slippery Poles

Learning tavla the Turkish way

Martini Gotjé, activiste depuis 1973

"Se battre n est pas la solution. N’abandonne jamais."

Il est urgent que les Chagossiens bénéficient du respect qu’ils méritent en tant qu’êtres humains. Tout le monde et n’importe qui va et vient dans l’archipel des Chagos, organisant ses guerres, jetant ses bombes sur les terres d’autres gens, mais les autochtones de ces atolls ont été expulsés et y sont interdits. Ces hommes et femmes déracinés attendent que leur Prochaine Génération puisse retourner sur la terre de leurs ancètres, et proclament avec force leur droit de vivre dans leur pays, entourés des leurs.

LA JUSTICE DOIT LEUR ETRE RENDUE

Et les Chagossiens ont aussi besoin de Liberté.